United Iranian Party

Le Syndrome d’Achoura

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En Islam Chiite, deux mois d’année sont consacrés pour le deuil : les mois Muharram et Safar.1546390_10205129599469037_7437368032691640326_n

C’est aux premiers dix jours du Mhuhrram que les chiites sont plus endeuillés. Dans ces jours, les cérémonies de deuil se déroulent  massivement en Iran, Pakistan, Afghanistan et l’Irak. Elles commémorent l’anniversaire de l’Imam Hossein, le troisième Imam des chiites, qui a été tué »,  avec sa petite troupe de 72 fidèles, en 680 par le Calife omeyyade, Yazid.

Qui est Imam Hossein ? 

Imam Hossein est né en 624 à Médine de Fatima, la fille du Prophète Mohammad, et de père  d’Ali, le premier Imam des chiites. Hossein succède son frère Imam Hassan en tant que le troisième Imam et peu après son imamat il succomba en 626 lors de bataille de Kerbala, où son mausolée reçoit des pèlerins chiites.

Qui  sont les chiites ? 

Les chiites, sont les adeptes de la secte de chiisme, une secte qui fut  minoritaire depuis la mort du prophète Muhammad. Les chiites croient en imamat et califat selon les directives héréditaires, alors le pouvoir de Calife ou Imam doit rester dans la famille du prophète. Pour les chiites, Ali et ses descendants sont les seules successeurs légitimes du prophète, ce qui stipule que seulement les descendants du prophète possèdent une mission prophétique pour guider les musulmans. Le premier Imam est Ali et le douzième est Mahdi qui est en occultation depuis une dizaine de siècles et réapparaitra, selon les chiites, à la fin des temps l’Imam réapparaitra sur Terre pour éradiquer le du « kufr », blasphème, et instaurer un État islamique  avant la résurrection et le Jugement dernier. http://de.wikipedia.org/wiki/Mahdi

Imposition du chiisme politique en Iran10636031_10205129551907848_6028273673321152_n

Le chiisme élabore également une doctrine aristocratique et royaliste autour de la figure des descendants du prophète — ceux qui s’appellent en Iran « les Seyed s». Ceux-ci ont hérité de père en fils leur statu de classe. C’est sous la dynastie des Safavides en 16ème siècle que la secte chiite fut brutalement imposée à une grande majorité des iraniens sunnites dont ils avaient le choix entre la mort et la conversion à la nouvelle secte — aujourd’hui, 94% des Iraniens se reconnaissent chiites musulmane. http://fr.wikipedia.org/wiki/S%C3%A9f%C3%A9vides

C’est dans ce sens-là que le chiisme convient à la Cour Royale en faisant avec les Mollahs chiites une symbiose despotique et corrompue depuis la dynastie de Safavaide, le fondateur du chiisme politique en Iran. La dévotion portée à cette symbiose est immense et constitue le chiisme politique. Alors, tous les rois en Iran, depuis shah Esma’il Safavide, le fondateur de la dynastie, jusqu’à le Shah, se prenaient pour le débuté de l’Imam Mahdi et l’ombre de Dieu sur Terre. Pour le chiisme politique, ce sont les chiites seuls qui doivent assurent la direction religieuse, politique et morale de la communauté.

Deuil d’Achoura des Chiites 10404472_10205129567108228_5697001381241743785_n

Alors, c’est pour l’assassinat de l’imam Hossein, que les chiites célèbrent dans le monde entier, surtout en Iran et en Irak de poste-Saddam, l’Achoura, le jour commémorant de son martyre suivant la bataille de Kerbala en septième siècle. Les Sunnites, de la secte majoritaire en Islam, ne reconnaissent pas ce deuil.

 

Achoura appliqué par les Safavides en Iran

Avec la nouvelle secte d’islam, le deuil d’Achoura comme un rite se divulgua en Iran. Sous la dynastie Qadjar, une nouvelle cérémonie de deuil émergea. Il s’agissait de Ta’zieh qui s’inspire des événements de jour de l’Achoura, dont l’impression devient trop caractéristique. Ta’zieh est une représentation théâtrale et donc accompagné de lamentations et de récits de deuil — bien que ces récits ne soient que des anecdotes inventées de la tragédie de bataille de Kerbala. http://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_de_Kerbala.

La dynastie Qadjar étend Achoura

C’est dans la cour royale de Nasser-al-Din Shah Qadjar que la cérémonie d’Achoura avait lieu. Pour le shah qui se prenait pour « l’ombre de Dieu sur Terre », Ta’zieh représentait une occasion supplémentaire que son populace témoigne la foi du monarque et son attachement aux valeurs divines, par lesquelles tous les, depuis les Safavides, justifierons leur royaume comme une symbiose entre les Mollahs chiites et la Cour Royale — qui se prêtaient un appui mutuel jusqu’à la révolution islamique de 1979.

Postérieurement, ta`zyieh prend un aspect plus publique et aura lieu sur les grandes places « takieh » dont takieh de « dolat » (…de l’état). Les acteurs du ta’zieh sont toujours des hommes, et le rôle des femmes est tenu par des jeunes garçons impubères. Pendant les dix premiers jours du mois Muharram, et spécialement le neuvième jour (Tasou’ah) et le dixième jour (Achoura), jour de la bataille de Kerbala, les chiites se consacrent aux cérémonies de deuil en souvenir du martyre de l’Imam Hossein et de ses 72 partisans à Kerbala.

Cérémonie d’Achoura 

Tout au long de la journée d’Achoura, des cortèges d’hommes vêtus de noir déambulent dans les rues au son des tambours rythmés par le frappement des poitrines et des chaînes et précédés par des porte-drapeaux et des groupes de musique funèbre. Les hommes marchent dans les rues en se frappant la poitrine et la tête pour exprimer leur souffrance. Des cérémonies émouvantes des coups de la flagellation (chaînes en grappes attachées à une poignée pour se frapper successivement les épaules ou la tête) sont rythmés avec le chant et instruments de deuil.

Violence associée

Certains se tailladent même le crâne pour que le sang jaillisse. La couleur de rouge représente le sang versé des martyres de Karbala. Associé avec ce sang versé, les animaux sont égorgés, les objets de deuil sont colorés de rouge, on se blesse et blesse les petits enfants au coup de couteau pour montrer la douleur et souffrance des martyres de Karbala. Les objets de deuil, comme les mains amputées en bois qui symbolisent les deux mains du martyre Abbas, le frère d’Hossein, coupole et ses minarets, des épées et d’autres armes de la guerre de Karbala, des pigeons de deuil et etc. tous sont présentés dans les cortèges.

Ambiance la plus macabre

Des chants traditionnels du deuil se transmettent en Persan et Arabe afin de rappeler le drame de Karbala. Des innombrables scénarios et récits sont racontés pour le seul jour d’Achoura. Des propos sans fondement historique sont dramatisés pour rendre un tableau le plus triste possible. Des symboles comme drapeaux vers ou noirs et longs drapeaux “Alam” sont portés avec des groupes de musique funèbre a la tête des cortèges. Les cortèges sont toujours organisés et participés par les hommes, les femmes séparées des hommes seulement ont le droit de voir ou suivre les cortèges.

Les effets sociaux du deuil

La douleur et souffrance ainsi présentées dans ces cortèges favorisent l’industrie du chiisme par l’effet psychologique. Le deuil et la souffrance s’associent avec une punition réservée aux déviants qui malgré les sommations refusent ou ignorent de réintégrer la secte chiite de l’islam. Témoignage très poignant et choquant sur les faits tangibles qui peuvent toujours découler dans toutes les cérémonies de deuil montrent qu’il s’agit effectivement d’un culte de menace. La violence sadique et masochique déclenchée par ces cérémonies de deuil ne connait aucune limite : sur une photo parue dans internet, on voit une femme avec un sourire de satisfaction pour trancher la peau du crane de son enfant avec un sabre. Cette photo montre la barbarie d’un culte qui peut  nous dire pourquoi les Mollahs chiites en Iran, les Taliban d’Afghanistan, les jihadistes de l’ISIS en Irak et Syrie (malgré que ce deux derniers sont Sunnites)  sont tellement atroces, violents et incultes.

Achoura, souvenir de la défaite des Iraniens 

Le deuil d’Achoura dévoile l’assujettissement aveugle des iraniens aux envahisseurs et aux assassins de leurs ancêtres.  L’Imam Hossein lui-même faisait partie des troupes musulmanes à la conquête de la Perse sous le calife Omar. Tout est une perception humiliante qui devient pour les nouvelles générations iraniennes de plus en plus claire, surtout en l’assimilant le règne des Mollahs et finalement les crimes récents des jihadistes de l’ISIS.

Les raisons psychologiques du Deuil d’Achoura

Deuil pour un être cher est psychologiquement compréhensible mais deuil pour Imam Hossein qui selon l’historien connu d’islam, Mohamad Tabari, était un commandant de la invasion, du massacre, ravage et pillage des villes iraniennes. C’est lui  qui a révélé sa haine pour les iraniens en disant, « les iraniens sont nos ennemis, il faut les tuer, enclaver leurs femmes et enfants et les vendre dans nos marchés d’esclavage. »  Alors l’amour des Iraniens pour lui ressemble un amour pathologique ou au moins anormal. Cet amour est explicable par les mécanismes labyrinthiques du Syndrome  de Stockholm.

Le Syndrome de Stockholm en spiral

Le Syndrome de Stockholm se développe parfois lorsque la victime sympathise avec son agresseur au lieu de développer le sentiment logique de la haine à son égard. Cette attitude psychologique paradoxale finit par l’amour et la soumission totale. Achoura est l’apogée  de cette atteinte, ce qui fait un peuple tyrannisé adorer leurs tyrans. Normalement, le deuil est une préparation à renoncer à défunt  tout en conservant en mémoire de lui, mais le deuil pour Imam Hossein depuis 14 siècles dépasse ce sentiment normal et devient un amour pathologique. C’est à couse de  cet amour anormal que l’on a bâti des mausolées aux quatre points d’Iran pour les commandants succombés pendants leur invasion en 7ème siècle. Ils sont sanctifiés comme des saints par les pèlerins Iraniens ! http://fr.wikipedia.org/wiki/Conqu%C3%AAte_musulmane_de_la_Perse

Le Syndrome de Stockholm ou Syndrome d’Achoura ?

Dans le cas des peuples islamisés par la pointe d’épée, s’il ya d’amour pour le culte et les envahisseurs, alors il dans la catégorie pathologique. Achoura,  sanctifie le culte imposé et des  envahisseurs de ce culte. L’analogie pourrait être imaginée lorsque le peuple juif ou d’autres peuples envahis par les Nazis commémorent l’anniversaire le décès d’Hitler ! C’est dans cette comparaison qu’il faut comprendre l’Syndrome d’Achoura en Iran.

Par Jahanshah Rashidian

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